L’HISTOIRE DE SALAMMBÔ
Salammbô spectacle musical · De Flaubert à la scène
UN SPECTACLE MUSICAL · UNE TRAGÉDIE EN 3 ACTES · 9 SCÈNES · 25 TITRES
UNE ŒUVRE, UNE HISTOIRE
À l’origine de Salammbô, une envie : faire dialoguer les cultures et les univers musicaux.
D’origine franco-indienne, l’auteur-compositeur et metteur en scène lyonnais Pascal Revial cherchait une œuvre qui lui permette de réunir dans un même spectacle les différentes influences qui nourrissent son univers artistique. Les sonorités de son enfance en Inde, ses études à Saint-Louis, dans le Missouri, où il découvre le blues, le jazz, et surtout le rock, ainsi que son amour de la langue française ont façonné une sensibilité musicale à la croisée des cultures.
Le roman de Gustave Flaubert s’impose alors comme une évidence. Cette fresque de Carthage, à la rencontre de l’Orient et de l’Occident, offre un formidable territoire de création où peuvent se mêler écriture musicale, théâtre, danse et influences occidentales, orientales et méditerranéennes.
« Je vais écrire un roman dont l’action se passera trois siècles avant Jésus-Christ, car j’éprouve le besoin de sortir du monde moderne où ma plume s’est trop trempée et qui, d’ailleurs, me fatigue autant à reproduire qu’il me dégoûte à voir. »
— Gustave Flaubert
De la rencontre entre un monument de la littérature française et une sensibilité artistique nourrie par le métissage naît une comédie musicale originale : Salammbô.
LYON
2000
Salammbô voit le jour sur scène à Lyon en 2000. Près de trente artistes donnent vie à un spectacle de deux heures mêlant musique, chant, danse et théâtre.
Jouée à guichets fermés, notamment au Radiant et à la Bourse du Travail de Lyon, l’œuvre rencontre son public avant de connaître une longue parenthèse.
UNE HISTOIRE
QUI CONTINUE
Après sa création à Lyon, Salammbô connaît une longue parenthèse. Mais certaines histoires ne disparaissent pas vraiment.
En choisissant Carthage, Flaubert voulait s’éloigner d’un monde moderne qui le fatiguait et le révoltait. Plus d’un siècle et demi après lui, il suffit parfois de regarder autour de nous pour constater combien les passions des hommes, leurs croyances, leurs désirs de pouvoir et leurs affrontements semblent traverser les époques.
C’est peut-être pour cela que Salammbô continue de résonner en nous.
Derrière cette guerre antique se racontent toujours les personnages de Salammbô : ceux qui aiment, ceux qui possèdent, ceux qui croient, ceux qui doutent, ceux qui cherchent leur identité ou simplement leur place dans le monde.
Aujourd’hui, de nouvelles images donnent forme à cet univers et prolongent virtuellement le spectacle. Non pour reconstruire le passé, mais pour poursuivre une histoire dont les questions, elles, sont toujours présentes.
UNE FRESQUE
MUSICALE ET VISUELLE
La vision de la comédie musicale du compositeur lyonnais Pascal Revial repose sur une synthèse des arts. Elle s’inspire de la pensée de Richard Wagner : « L’œuvre d’art parfaite est celle dans laquelle tous les arts coopèrent à une fin commune », et, pour la mise en scène, de l’approche d’Eugène Ionesco : « Tout est jeu ; tout est mouvement ; tout est dynamisme. » À ces influences s’ajoute celle du théâtre musical américain, où l’exigence artistique rencontre la force du spectacle populaire.
À l’image de sa musique, qui traverse le rock, le jazz, l’électro, le funk, la musique classique et les sonorités orientales, son univers visuel refuse lui aussi les frontières.
Salammbô spectacle musical se construit ainsi à la rencontre de plusieurs langages. La voix, le mouvement et l’image ne viennent pas simplement accompagner le récit : ils participent pleinement à sa dramaturgie. D’une scène à l’autre, les atmosphères changent, les influences se croisent et la musique accompagne les personnages jusque dans leurs désirs, leurs conflits et leurs choix.
Il ne s’agit pas de reconstituer la Carthage historique, mais d’en faire surgir le mythe, la puissance et le sacré. Les corps, les matières, les couleurs et la lumière composent un monde hors du temps où chaque tableau raconte autant par l’image que par les mots ou la musique.

